Pour les domaines

Le vin reste à votre prix. La place sur votre liste a le sien.

Votre tarif n’a pas bougé depuis des années, et vous avez raison. Entre ce tarif et ce que vaut vraiment une place chez vous, il y a un écart — et ce sont d’autres qui l’encaissent. Nous proposons de le rendre explicite, sans toucher au prix du vin.

Vingt minutes, chez vous

Deux prix pour une bouteille.

Une bouteille quitte votre cave à votre tarif. Le temps qu’elle arrive à celui qui la boira, elle a souvent changé de mains — et de prix. Vous avez fixé le premier. Vous ne voyez jamais le second.

Cet écart n’est pas un accident. C’est votre nom, converti en argent par des gens que vous n’avez pas choisis : un courtier, un allocataire qui revend, un acheteur qui n’a jamais eu l’intention d’ouvrir la bouteille. Vous pourriez le fermer en montant votre tarif. Vous ne le ferez pas, et vous avez raison : cela punit le client fidèle depuis 1990, se lit comme de l’avidité dans un village où tout se lit, et ne change rien à qui finit avec la bouteille.

La place a toujours eu un prix.

Ce que vend un domaine recherché, ce n’est pas vraiment une bouteille. C’est une place sur sa liste. Et cette place a toujours été payée — jamais en euros : en années d’attente, en Bourgogne rouge pris pour avoir le grand cru, en gamme complète chez l’importateur, en fidélité pendant les années de gel. Le prix est réel. Il est simplement invisible, et il favorise le négoce plutôt que celui qui boit.

La place a toujours eu un prix. Il était payé en années d’attente et en Bourgogne rouge.

Rendre le prix de la place explicite. Ne pas toucher au vin.

Une tranche de votre production — trois pour cent, ou davantage, c’est vous qui décidez — va à des particuliers qui la boivent. La bouteille est vendue à votre tarif, ou un peu au-dessus, au moment où vous ouvrez le millésime. Le membre règle, en plus, une cotisation annuelle pour sa place : fixe, par formule, payée d’avance, plafonnée en nombre, non transférable.

Le vin reste au prix auquel vous croyez. La prime que le marché paie déjà passe de la poche du revendeur à votre compte. Et votre liste, pour la première fois, est faite de gens que vous pouvez nommer.

Concrètement, chaque formule que vous créez est une place : une cotisation annuelle, un nombre de places, et l’allocation qu’elle ouvre. Une cotisation réglée n’est pas remboursée au prorata. Une place qui n’est pas renouvelée se libère d’elle-même.

Une année, chiffrée.

Chiffres inventés, pour l’arithmétique : une cuvée village, mille bouteilles, votre tarif inchangé. Les vôtres seront différents — c’est vous qui les fixez.

PosteMontant
Mille bouteilles vendues aux membres, à votre tarif de 40 €Le prix du vin ne bouge pas.40 000 €
Cent places, à 300 € par an chacuneRéglées à l’entrée, avant l’ouverture du millésime.30 000 €
Encaissé sur votre compte StripeCotisations et bouteilles, en votre nom.70 000 €
Commission Vins Vivus, 10 %Sur chaque transaction, cotisation comme bouteille. Rien à l’acheteur.− 7 000 €
Ce qui vous reste, après notre commission63 000 €
Ces mêmes mille bouteilles, aujourd’hui40 000 €

Vingt-trois mille euros de plus, sur le même vin, au même tarif — encaissés avant d’avoir ouvert le millésime.

Côté membre : dix bouteilles pour 700 €, cotisation comprise. Soixante-dix euros la bouteille, tout compris — et une place sur votre liste, qu’aucun prix n’achetait avant.

Frais de paiement Stripe non déduits. Aucun de ces chiffres n’est une suggestion : nous ne fixons ni le tarif ni la cotisation, et nous n’en proposons aucun barème.

L’année.

Janvier
Ou le mois que vous choisissez. Les cotisations sont réglées à l’entrée, pour l’année. Vous connaissez vos membres et votre trésorerie avant d’avoir ouvert le millésime.
Fin d’hiver
Vous ouvrez le millésime, à votre tarif, dans une fenêtre que vous fixez. Les formules supérieures peuvent y accéder avant les autres, selon l’avance que vous leur donnez.
Printemps
Vous expédiez depuis votre cave, comme pour vos allocataires. En France aujourd’hui ; l’Europe s’ouvre pays par pays, à mesure qu’un partenaire logistique est en place.
Millésime court
Une allocation, c’est ce que vous décidez d’ouvrir. Un millésime court, c’est une allocation plus courte — rien ne vous oblige à ouvrir ce que vous n’avez pas.

Qui entre : votre règle.

Chaque formule a un nombre de places, fixé par vous. Comment elles s’attribuent, c’est votre règle aussi — et vous pouvez en changer d’une campagne à l’autre.

Par ordre d’arrivée.
La formule complète, les suivants attendent dans l’ordre, et sont prévenus quand une place se libère.
Sur invitation.
Vous admettez qui vous voulez — vos allocataires d’abord, les gens que vous connaissez, ceux qu’un membre vous présente — et personne d’autre n’entre.
Par rotation.
Au bout d’un nombre de campagnes consécutives que vous fixez — deux, trois —, une place se libère pour un tour dès que quelqu’un attend. Chacun son tour, sans que vous ayez à le dire à personne.
Par fidélité.
Les années chez vous comptent d’abord, l’ordre d’arrivée ensuite.
Ou un mélange.
Sur invitation pour le grand cru, par ordre d’arrivée pour le village. La règle est à vous, formule par formule.

Dans tous les cas, c’est la règle qui refuse, pas vous — et vous pouvez la montrer. Ni tirage au sort, ni coup de fil. Une place qui n’est pas renouvelée se libère d’elle-même.

Personne n’entre sans compte : chaque achat est rattaché à un nom, chaque commande à une adresse de livraison. Une cotisation réglée d’avance, pour une place plafonnée et non transférable, n’intéresse pas celui qui achète pour revendre.

Une bouteille ressort sur un site de revente. Le code peint, lisible à l’œil nu, nous ramène à la commande — et la commande a un nom. Nous vous le donnons. La suite vous appartient : c’est votre liste, pas la nôtre. Nous ne publions rien, et nous ne sanctionnons personne en votre nom.

Cela n’empêche pas une revente. Cela met fin à l’anonymat de celui qui revend — et à son intérêt : la cotisation a déjà payé une part de l’écart.

Le code peint, expliqué

Nous ne publions pas votre nom.

C’est votre condition. Le registre public indique votre côte, une tranche de superficie, votre conduite du vignoble, et si vous avez des places. Jamais votre nom, sauf si vous nous le demandez. Jamais vos prix non plus : le tarif et la cotisation de chaque formule ne sont visibles qu’après création d’un compte.

Votre ligne, telle que le registre la montrerait :

DomaineCôteSuperficieConduiteAccès
Nom non publiéCôte de Nuits5 à 10 haBiologiqueAccès par abonnement

Rien d’autre. Pas de commune, pas de superficie exacte, pas de prix.

Une précision, parce qu’elle compte : sur le web public — cette page, le registre, les moteurs de recherche — votre nom n’apparaît jamais. À l’intérieur de l’application, il est visible des personnes qui ont créé un compte. C’est la frontière exacte, et nous préférons vous la dire nous-mêmes.

Voir le registre public

Chez vous, chez nous.

Votre vin ne passe pas entre nos mains, et votre argent non plus. Vous expédiez depuis votre cave, comme vous le faites déjà pour vos allocataires.

Chez vous

  • Le vin, et son expédition depuis votre cave.
  • Le tarif de chaque bouteille, la cotisation et le nombre de places de chaque formule, le rythme des ouvertures.
  • Comme pour toute vente directe, la déclaration de la TVA et des droits d’accise — la cotisation est un revenu du domaine.
  • Votre nom — publié seulement si vous le demandez.

Chez nous

  • L’encaissement, en votre nom : cotisations et bouteilles arrivent sur votre compte Stripe, et votre nom figure sur le relevé bancaire du membre.
  • L’identification de chaque membre — chaque commande porte un nom et une adresse.
  • L’attribution des places selon votre règle, les listes d’attente, les fenêtres et les réservations.
  • Le cadre des signalements — délais, preuves exigées — et la garantie de provenance, financée sur notre commission.

Votre vin ne passe jamais par un entrepôt. Il part de votre cave — c’est ce qui rend la garantie de provenance possible.

Ce que vous allez nous dire.

« Je veux choisir qui est sur ma liste. »
Alors choisissez. Sur invitation, vous admettez qui vous voulez et personne d’autre n’entre ; par rotation, vous fixez le nombre de campagnes consécutives ; par ordre d’arrivée, la règle décide à votre place. La règle est à vous, pas à nous — et elle peut changer l’an prochain.
« Nous vendrions de l’accès. »
Vous l’avez toujours vendu. Le prix, c’était des années et du Bourgogne rouge, et il allait au négoce. Ici il est juste, visible, et à vous — et le prix de la bouteille n’a pas bougé.
« Et nos importateurs ? »
Trois pour cent. Leurs propres clients paient déjà ces prix chez le caviste. Et vos allocataires actuels gardent leur place : ceci s’ajoute à votre liste et ne la remplace pas.
« Les spéculateurs viendront. »
Une cotisation payée d’avance pour une place plafonnée et non transférable, un nom et une adresse sur chaque commande, un code peint sur chaque bouteille : il ne reste plus grand-chose à gagner.
« Un millésime court. »
Vous ouvrez ce que vous avez. La place reste, la cotisation reste, l’allocation est plus courte — et vous le dites à vos membres, qui sont vos clients, pas les nôtres.
« La fiscalité. »
La cotisation est un revenu du domaine, avec sa TVA. Votre comptable décide où elle se range. C’est toujours de l’argent qui n’existait pas en mars.
« Et si ça ne prend pas ? »
Vous fermez la formule. Rien n’est ouvert sans vous, rien ne vous engage au-delà de l’année en cours, et il n’y a ni abonnement ni frais fixes de notre côté.

Pour commencer : une cuvée, un hiver.

Une cuvée, quelques centaines de bouteilles, quelques dizaines de places, une campagne. Vous fixez le tarif, la cotisation, le nombre de places — et la règle d’attribution. Sur invitation, pour commencer, si vous préférez savoir exactement qui est sur la liste la première année : vos allocataires qui veulent garder leur place, et ceux qui vous écrivent chaque année et à qui vous répondiez non.

Si la campagne vous convient, vous ouvrez la suivante. Sinon, vous fermez la formule : votre nom n’a jamais été public, et rien ne vous engage au-delà de l’année.

01

Vous nous écrivez. Cinq minutes, sans engagement. Pedro vous répond personnellement sous 48 heures.

02

Vingt minutes, chez vous. Pas de dossier à monter. Vous décidez si la suite vous intéresse — et vous pouvez en rester là.

03

Vous définissez votre formule : la cotisation, les places, l’allocation. La vérification bancaire (Stripe) intervient à ce moment-là — jamais avant la conversation. Vous ouvrez quand vous le décidez.

En clair.

  • Le vin reste à votre prix : vous fixez le tarif de chaque bouteille, et vous seul.
  • La place a le sien : vous fixez la cotisation annuelle et le nombre de places de chaque formule.
  • La cotisation est réglée à l’entrée, pour l’année, sur votre compte.
  • Vous restez le vendeur : la vente est conclue en votre nom, et votre nom figure sur le relevé bancaire du membre.
  • Nous prenons 10 % sur chaque transaction, cotisation et bouteilles — rien à l’acheteur.
  • Les places s’attribuent selon votre règle — ordre d’arrivée, invitation, rotation, fidélité — et c’est la règle qui refuse, pas vous.
  • L’identité de votre membre vous appartient ; chaque commande porte un nom.
  • Les codes peints dissuadent la revente.
  • Vous gardez vos allocataires actuels : ceci s’ajoute à votre liste.
  • Votre nom n’apparaît publiquement que si et quand vous nous le demandez.

Ce que ça coûte

10 % sur ce qui est encaissé via Vins Vivus, cotisations et bouteilles. C’est ce qui paie l’identification, l’encaissement, les listes d’attente et la garantie. Rien d’autre : pas d’abonnement, pas de frais fixes, pas de minimum.

Ce que vous gardez

Le prix du vin, la cotisation, les places et la règle qui les attribue, le rythme des ouvertures, et la relation avec vos membres.

Ce que nous ne faisons jamais

Nous ne fixons pas vos prix et nous n’en suggérons aucun. Nous ne notons pas vos vins. Nous ne touchons pas votre vin. Nous ne publions jamais votre nom sans que vous nous l’ayez demandé. Et nous ne décidons rien à votre place.

Vingt minutes, chez vous.

Un domaine, une appellation, une adresse e-mail — le reste est facultatif. Pedro vous répondra sous 48 heures, et vient vous voir quand vous le décidez.

Votre message arrive directement à Pedro, et à personne d’autre. Rien n’est publié.